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Insérer des légumineuses dans les prairies

légumineuse prairie

Les prairies temporaires se différencient des prairies permanentes car elles sont recréées en moyenne tous les 3 ans. Pour mettre en place une prairie temporaire, les espèces présentes sont détruites puis remplacées par les espèces prairiales. Les prairies peuvent être fertilisées notamment pour  accroître leur productivité. Cette fertilisation joue un rôle sur les émissions de gaz à effet de serre. L’une des solution pour réduire ces émissions est d’accroître la part des légumineuses au sein des prairies.

La fertilisation azotée des prairies

Les études concordent sur le fait que, pour une même situation, les émissions de N2O sont supérieures dans le cas avec fertilisation azotée à celui où il n’y a pas de fertilisation. On estime qu’environ 1,25% de la quantité d’engrais azoté apportée est perdue sous forme de protoxyde d’azote. Néanmoins, il existe de fortes incertitudes concernant les émissions de N2O. Celles-ci dépendent à la fois de la quantité d’engrais apportés et également des conditions pédo-climatiques.

Rôle des légumineuses

Les légumineuses regroupent l’ensemble des végétaux de la famille des Fabaceae. L’une de leur caractéristiques est qu’ils sont capables de fixer l’azote atmosphèrique grâce à une relation de symbiose qu’ils forment avec des bactéries. Les bactéries sont présentes au niveau des racines de la plante et forme des nodosités.

Afin de réduire les émissions de protoxyde d’azote, l’une des actions envisagées est d’introduire d’avantage de légumineuses au sein des prairies temporaires tout en adaptant la fertilisation azotée. L’introduction des légumineuses permettent de réduire la quantité d’engrais épandue et les surfaces fertilisées.

Les prairies temporaires dont la proportion de légumineuses est faible (moins de 20%) reçoivent en moyenne 66 uNmin/ha (unité d’azote minéral par hectare, une unité représentant 1 kg d’azote) tandis que celles dont la proportions de légumineuses est élevée (plus de 40%) reçoivent 31 uNmin/ha. Afin d’assurer une proportion importante de légumineuses tout au long de la durée de la prairie temporaire, il est préférable de semer une proportion élevée de légumineuses ( au moins 40%) et de réduire la fertilisation azotée de la prairie. L’Idele recommande même de supprimer la fertilisation azotée.

Impacts économiques et environnementaux

Introduire une part plus importante de légumineuse dans les prairies temporaires et réduire la fertilisation azoté permettrait donc d’économiser 284 kgCO2e/ha/an sur l’exploitation. En comptabilisant les émissions de CO2 liées au transport et à la fabrication des engrais, la réduction des émissions de gaz à effet de serre s’élève à 440 kgCO2e/ha/an. Cette action permet également un gain économique suite aux économies d’engrais réalisées. Ainsi, on estime que cette action permet d’économiser environ 26€/ha/an.