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Dia’terre, un outil proposé par l’Ademe

La diagnostic Dia’terre permet de calculer la consommation d’énergie d’une exploitation et les gaz à effet de serre qu’elle émet afin d’y apporter une amélioration et de limiter l’impact de l’ensemble de l’exploitation agricole sur l’environnement. C’est un outil créé par l’agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) qui regroupe plusieurs partenaires tels que les chambres d’agriculture, l’institut nationale de la recherche agronomique (INRA), le Ministère de l’agriculture, et bien d’autres.

Quels sont les principaux généraux de l’outil Dia’terre ?

Cet outil de diagnostic calcule un bilan énergie-gaz sur l’ensemble de l’exploitation agricole incluant la consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les stocks de carbone présents dans le sol et les cultures. Le bilan prend en compte les consommations et les émissions directes et indirectes de l’exploitation. Tous types de productions, que celles-ci soient animales ou végétales peuvent obtenir un diagnostic Dia’terre.

Quels gaz à effet de serre sont évalués ? Ils sont au nombre de trois et sont les plus émis dans le secteur agricole : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), et le protoxyde d’azote (N2O). Les émissions de méthane représentent plus de 40% des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole français. Celui-ci est principalement produit par l’apport d’aliments et les déjections chez les ruminants.

Dans le secteur agricole, les consommations énergétiques proviennent principalement du chauffage des bâtiments, de l’utilisation des engins agricoles tels que les tracteurs, ainsi que de l’utilisation des intrants tels que les engrais.

Plus de 3200 diagnostics ont déjà été effectués depuis la diffusion de l’outil Dia’terre en octobre 2010 et ces diagnostics sont ensuite centralisés de manière à comparer les données par zones géographiques et par exploitation.

Quelle est la méthode de l’outil Dia’terre ?

La méthode de cet outil de diagnostic se divise en trois étapes ajoutées à une étape préliminaire.

Méthodologie de l'outil de diagnostic Dia'terre
Schéma des étapes de la méthodologie de l’outil de diagnostic Dia’terre

L’étape préliminaire permet de renseigner les données générales concernant l’exploitation agricole, le diagnostic, ainsi qu’une description des ateliers de production de l’exploitation.

L’étape suivante, appelée étape 1, évalue les consommations d’énergies directes de l’exploitation, que celles-ci soient liées à des énergies renouvelables ou non. Concernant la part des énergies non renouvelables, l’agriculteur communique les informations au sujet de sa livraison d’énergie (à l’aide d’une facture de consommation énergétique par exemple), l’énergie consommée par un tiers pour la réalisation de travaux sur l’exploitation de l’agriculteur, l’énergie utilisée pour l’irrigation, celle pour l’eau potable, le séchage, la ventilation et la réfrigération. Au sujet des énergies renouvelables, l’exploitant doit également fournir les informations concernant la biomasse, le solaire, l’éolien et la méthanisation.

Les résultats de l’analyse se présentent ensuite de la manière suivante.

Etape 1 de l'outil Dia'terre
Extrait des résultats de l’étape 1 de la méthodologie de l’outil Dia’terre

L’étape 2 consiste ensuite à analyser la consommation des énergies à la fois directes (liées aux activités effectuées sur l’exploitation agricole) et indirectes (liées à la fabrication et au transports des intrants utilisés sur l’exploitation agricole) ainsi que les émissions de gaz à effet de serre sur l’exploitation. Les consommations d’énergie indirectes sont liées à la fabrication et le transport des intrants agricoles ainsi que la construction des bâtiments, des matériels et des équipements utilisés sur l’exploitation. Cette étape effectue également un bilan des émissions de gaz à effet de serre, le bilan des protoxyde d’azote présent sur l’exploitation, et un diagnostic de la variation des stocks de carbone dans les sols et dans les plantations. Les intrants pris en compte sont les engrais, les semences et plants achetés, les produits phytosanitaires, l’alimentation animale, et les autres intrants tels que les produits vétérinaires.

Concernant les variations de carbone, elle s’articule autour de deux axes : la variation des stocks de carbone dans les sols et dans les plantations. Plusieurs indicateurs permettent d’analyser le stock de carbone présent dans le sol cumulé depuis plusieurs années, ainsi que la variation annuelle du stock de carbone durant l’année du diagnostic. Concernant les plantations, le stock de carbone varie en fonction des types de plantations et de la surface exploitée.

Les bilans azote sont effectués au niveau des sols d’une part du fait des apports en engrais minéraux et organiques ainsi que des fixations symbiotiques, et d’autre part du fait des exportations par les végétaux.

Bilan azote des sols
Bilan azote des sols de l’outil de diagnostic Dia’terre

Le solde des apports et des exports en azote permet de faire le bilan azote de l’exploitation.

Enfin, l’étape 3 a pour but de décomposer les consommations d’énergie totales, que celles-ci soit directes ou indirectes, entre les ateliers de production. Cette répartition de l’énergie peut se faire par ratios ou par pourcentages. Voici en image un exemple de répartition en pourcentage d’une exploitation agricole.

Etape 3 de l'outil Dia'terre
Méthode de répartition par pourcentage de l’étape 3 de l’outil Dia’terre

Qu’en est-il de l’après – diagnostic Dia’terre ?

Après l’analyse des étapes 1, 2, 3 effectué par un expert, celui-ci présente à l’agriculteur un plan d’amélioration regroupant les leviers d’actions à effectuer afin réduire ses émissions de gaz à effet de serre et sa consommation d’énergie. Ce plan indique notamment les gains que permet de réaliser les actions proposées. Ce calcul peut s’effectuer automatiquement par l’outil de diagnostic pour les énergies directes, l’alimentation animale, et l’apport d’engrais.

Dans un contexte de changement climatique, il est important pour les agriculteurs de prendre en compte leurs impacts sur l’environnement, notamment en terme de production de gaz à effet de serre, et les solutions à apporter afin de les limiter.

Quelles sont les démarches à suivre pour le diagnostic Dia’terre ?

Afin d’effectuer un diagnostic Dia’terre, l’exploitant doit se diriger auprès de la chambre d’agriculture de son département. Un conseiller lui sera ensuite présenté afin de regrouper les informations nécessaires pour effectuer le diagnostic Dia’terre de l’exploitation. La durée du diagnostic est de deux à trois jours. Le coût total du diagnostic est de 1000€ et peut être subventionné jusqu’à 60% dans le cadre des programmations pluriannuelles de l’énergie du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Ces programmations ont été créées suite à la loi de transition énergétique qui oriente les priorités d’action pour limiter les consommations d’énergie sur le territoire.