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Agriculture biologique

Les méthodes de production agricoles intensives ont des impacts importants sur l’environnement. En effet, elles peuvent engendrer la pollution des eaux et des sols, l’épuisement des ressources et la destruction des habitats et de la biodiversité. L’espace agricole français représente 53% du territoire métropolitain et rassemble une part importante de la diversité biologique. L’évolution des pratiques agricoles actuelles est donc déterminante pour maintenir et restaurer la biodiversité nationale.

Agriculture biologique : qu’est-ce que c’est ?

L’agriculture biologique est une méthode de production respectueuse de l’environnement qui souhaite allier les pratiques agricoles avec le développement de la biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l’application de normes concernant le bien-être animal et la production d’aliments sains pour le consommateur.

Les produits agricoles issus de l’agriculture biologique sont reconnaissables en grande surface par le label AB inscrit sur les étiquettes. Afin de bénéficier de ce label les agriculteurs doivent respecter les règles qui encadrent ce mode de production. Les principes généraux de l’agriculture biologique sont de ne pas utiliser de pesticides ainsi que de ne pas utiliser d’organismes génétiquement modifiés (OGM). De même, la rotation des cultures et la lutte biologique font partis des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. La lutte biologique est une méthode de lutte contre les nuisibles tels que les pucerons ou les escargots à l’aide des prédateurs des ravageurs de culture. Les industries et exploitants souhaitant obtenir ce label doivent commercialiser des produits transformés composés d’au moins 95% d’ingrédients biologiques. 

L’appellation « Agriculture Biologique » a été créé en 1920 et a été reconnu officiellement comme méthode agricole par les pouvoirs publics en 1981. Dix ans plus tard, le règlement cadrant cette pratique a été créé concernant la production végétale, puis en 2000 concernant la production animale.

Règles mises en place pour la production végétale

La réglementation de l’agriculture biologique se divise en deux parties : la production végétale et la production animale.

Concernant la production végétale, la réglementation est basée sur l’optimisation de la fertilité et de l’activité biologique des sols. L’utilisation de produits chimiques de synthèse est interdite. Afin que leurs cultures soient considérées comme issues d’une agriculture biologique, les exploitants doivent respecter une phase de conversion de trois ans avant le semis de cultures pérennes, et deux ans pour les cultures annuelles. Durant cette période, toutes les règles de l’agriculture biologique doivent être respectées.

La réglementation concerne également la fertilisation. Celle-ci ne doit contenir que des engrais verts telles que les légumineuses (important apport azoté) ou un épandage d’effluents biologiques. L’utilisation d’azote minéral est interdit. De même, dans le respect de la Directive Nitrates, il est interdit d’excéder un apport d’une concentration supérieure à 170 kg N/ha d’effluents animal.

La protection des cultures se concentre sur le développement des auxiliaires de culture naturels (carabes, coccinelles) contribuant à la réduction des parasites.  Le désherbage est seulement autorisé mécaniquement ou par voie thermique.

Enfin, l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) est interdite.

Règles mises en place pour la production animale

Les deux principales règles à respecter en agriculture biologique concernant les élevages sont le respect du bien-être animal ainsi que le respect du sol. Les animaux doivent être élevés mais aussi naître dans les conditions d’une agriculture biologique.

Ces conditions concernent notamment l’alimentation des animaux. L’utilisation d’hormones de croissance est interdite, tout comme l’alimentation basée sur des organismes génétiquement modifiées.

Le bien-être animal est également au coeur de la réglementation biologique. Ainsi, les bâtiments doivent être adaptés aux élevages : lumière naturelle, aérations des bâtiments, etc. De même, les animaux doivent avoir un accès au plein air, à l’exception des périodes où les conditions climatiques ne le permettent pas.

Au sujet de la santé animale, la prévention des maladies est privilégiée pour éviter l’utilisation de soins médicaux. Cette prévention se traduit par une alimentation saine et des conditions d’élevage hygiéniques, notamment dans les bâtiments. Les traitements anti-parasitaires sont autorisés. En revanche, la prise d’antibiotiques n’est autorisée qu’à but de soigner l’animal et ne peut être utilisée qu’une à trois fois par an, selon la durée de vie de l’animal.  La commercialisation des produits doit respecter ensuite un délai légal de 48h après la prise du médicament, ce qui est le double que le délai légal dans les modes de production agricole traditionnels.

Contrôles et certification des produits issus de l’agriculture biologique

Les organismes certificateurs permettent aux exploitants d’obtenir le label agriculture biologique. Une fois le label obtenu, les exploitants sous soumis à au moins un contrôle officiel par an, ainsi que de possibles contrôles tout au long de l’année afin de vérifier les conditions d’exploitations des agriculteurs.

Aides financières à la conversion et au maintien de l’agriculture biologique

Le deuxième pilier de la PAC aide le financement de la conversion des agriculteurs vers une agriculture biologique ainsi que de son maintien. Ces aides ont pour objectif de financer une partie des surcoûts que peut engendrer ce genre de pratique agricole en comparaison avec le coût de production d’une agriculture conventionnelle.

Pour obtenir ces aides, les exploitants agricoles doivent tout d’abord se diriger sur le site officiel de l’Agence Bio et y indiquer son activité agricole. Sur ce site, l’agriculteur doit prendre connaissance du cahier des charges spécifique à sa région. L’exploitant peut ensuite déposer une demande d’aide dans le cadre de la PAC 2017.

Montant des aides à la conversion et au maintien pour une agriculture biologique en €/ha/an

L’agriculture biologique est un mode de production écologique qui permet aux exploitations agricoles de réduire leur impact sur l’environnement ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre. En effet, l’augmentation des besoins alimentaires mondiaux nécessite une gestion de l’agriculture durable et en équilibre avec les ressources naturelles.